samedi, mai 30, 2020

Kamel Rezig – L’Algérie offre des opportunités d’investissement prometteuses pour les hommes d’affaires arabes

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Le ministre du Commerce, Kamel Rezig a invité les hommes d’affaires arabes à venir investir en Algérie qui offre désormais des opportunités prometteuses suite à la levée de tous les obstacles, notamment la suppression de la règle 51/49 % de la Loi sur les investissements et sa limitation seulement à des secteurs déterminés.

S’exprimant dans un entretien accordé au journal saoudien « Erriadh », le ministre a indiqué que « l’Algérie nouvelle les invite, aujourd’hui, à venir investir en Algérie après que nous avons réunis toutes les conditions et avons écarté toutes les embuches et tous les obstacles ».

L’Algérie, de par sa position géographique et son étendue dans l’Afrique, demeure la porte sûre du marché africain, notamment après son adhésion à la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) qui l’érigera en un grand débouché du commerce africain, a assuré M. Rezig.

Le produit algéro-saoudien ou tout autre produit algéro-arabe, aura la priorité en matière d’accès aux marchés africains, a fait savoir M. Rezig qui souligne que le secteur du Commerce fait face aujourd’hui à plusieurs défis économiques qui appellent à intensifier les programmes de développement que le Président de la République a tenus à engager, en vue de soutenir et promouvoir l’économie nationale, consacrer un socle solide pour le progrès et le développement local, mettre en place de nouveaux mécanismes dans le secteur du commerce, reposant sur la rationalisation des importations et la diversification des exportations.

L’Algérie qui dispose de plusieurs produits industriels de haute qualité et de produits agricoles hors-saison, tends à les vulgariser, les promouvoir dans les marchés mondiaux et à développer les échanges commerciaux avec ses partenaires, a-t-il soutenu.

L’Algérie ambitionne, selon le Premier responsable du secteur, d’ouvrir la porte à l’investissement, notamment dans les industries agro-alimentaire, manufacturières et le reste des secteurs non-stratégiques, pour les frères arabes et frères saoudiens, à l’instar du tourisme, l’énergie solaire, l’industrie papetière, les produits médicaux, les services informatiques, l’agriculture, les industries agro-alimentaires et les grandes surfaces commerciales.

Pour M. Rezig, l’investissement saoudien en Algérie a suivi une courbe ascendante depuis des années. Néanmoins, la valeur de ces investissements ne dépasse pas les 1,5 milliards USD dans des secteurs comme le tourisme, l’habitat, la santé, la pétrochimie, les médicaments et l’agroalimentaire, a-t-il regretté.

Evoquant le projet du Groupe laitier saoudien « Almarai » en Algérie, le ministre a indiqué que la relance de ce projet d’investissement était tributaire d’une conviction économique pure selon le principe « gagnant-gagnant » pour les deux parties, ajoutant que de tel investissement étranger directe (IDE) en matière de lait permettra la réduction de la facture d’importation de la matière première et la création des postes d’emploi.

En revanche, la partie saoudienne trouvera, note le ministre, un marché local de 45 millions de consommateurs ainsi qu’un marché africain de 1,2 milliards de consommateurs, sans parler de l’accès aux marchés européens.

Concernant les opérations d’export vers les pays arabes, le ministre du Commerce a indiqué qu’elles sont encore modestes et ne reflètent pas les capacités réelles du pays, notamment dans le domaine des légumes et des fruits, où le secteur travaille actuellement pour soutenir et encadrer les initiatives des exportateurs et les accompagner afin de promouvoir les exportations.

Pour ce qui est de l’adhésion à la zone de libre-échange arabe et à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), M. Rezig a précisé que l’Algérie s’emploie pour l’évaluation de tous les accords programmés, à travers l’installation de plusieurs comités constitués des cadres du secteur, des enseignants, des chercheurs algériens et des professionnels à l’effet d’évaluer ces accords et de soumettre ses rapports au gouvernement.

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