Budget 2026 : le gouvernement italien obtient la confiance du Sénat et vise la sortie de la procédure européenne de déficit excessif

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Le gouvernement de Giorgia Meloni a remporté un vote décisif au Sénat sur le budget 2026. Ce texte, marqué par des hausses d’impôts ciblées et une réduction progressive du déficit, suscite toutefois des inquiétudes sur la dette publique et l’impact sur le secteur bancaire italien.

Le gouvernement italien a franchi une étape majeure dans l’adoption de son budget 2026, en remportant mardi un vote de confiance au Sénat. La coalition dirigée par la Première ministre Giorgia Meloni a obtenu 113 voix pour contre 70, assurant la poursuite du processus législatif avant la fin de l’année.

Le texte budgétaire sera examiné dès la semaine prochaine par la Chambre des députés, où son adoption est largement attendue avant le 31 décembre. Cette validation dans les délais permettra d’éviter l’activation automatique de mesures restrictives sur les dépenses et les recettes publiques prévues au début de 2026 en cas de retard.

Un déficit sous contrôle pour sortir de la procédure européenne

Le budget vise à réduire le déficit public à 2,8 % du PIB en 2026, contre un objectif de 3 % en 2025. Cette trajectoire budgétaire doit permettre à l’Italie de sortir en 2026 de la procédure européenne de déficit excessif, tout en maintenant des baisses d’impôts ciblées pour les ménages à revenus faibles et moyens.

Malgré ces efforts, la dette publique italienne, déjà la deuxième plus élevée de la zone euro, devrait continuer à augmenter, passant de 134,9 % du PIB l’an dernier à 137,4 % en 2026, avant un léger repli ultérieur.

Des hausses d’impôts critiquées par les investisseurs

Le projet de loi a suscité des réserves sur les marchés financiers, notamment en raison de nouvelles hausses d’impôts visant les banques, les assureurs et les transactions financières. Parmi ces mesures figure une augmentation de deux points du taux de l’IRAP, l’impôt régional sur les sociétés.

Au total, ces prélèvements devraient rapporter plus de 12 milliards d’euros (environ 14,13 milliards de dollars) d’ici 2028, renforçant les inquiétudes sur leur impact économique.

Avertissement de la Banque centrale européenne

La Banque centrale européenne (BCE) a mis en garde contre les conséquences potentielles de ces choix budgétaires. Selon l’institution, le durcissement fiscal pourrait pousser les banques italiennes à réduire davantage l’octroi de crédit aux ménages et aux entreprises, tout en affaiblissant la confiance des investisseurs.

Par ailleurs, la taxe Tobin, qui frappe l’achat d’actions et d’autres instruments financiers, a été doublée. Cette mesure devrait générer environ 1 milliard d’euros sur trois ans, selon les projections gouvernementales.

Une pression fiscale en hausse depuis 2022

Le Trésor italien prévoit que la pression fiscale, définie comme le ratio entre impôts, cotisations sociales et PIB, atteindra 42,8 % cette année, contre 41,7 % en 2022, année de l’arrivée au pouvoir de Giorgia Meloni. Une évolution politiquement sensible dans un contexte de ralentissement économique.

Une modification controversée sur l’or de la Banque d’Italie

Enfin, parmi les amendements de dernière minute, les sénateurs ont adopté un texte affirmant que les réserves d’or détenues par la Banque d’Italie appartiennent « au peuple ». Cette initiative a également suscité des critiques de la BCE, qui y voit une remise en cause de l’indépendance des banques centrales.

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