Tunisie : L’agence de notation financière Fitch Ratings dégrade la perspective de la note souveraine

L’agence de notation financière Fitch Ratings a annoncé, dans un communiqué publié le 27 mai, avoir dégradé la perspective de la note souveraine de la Tunisie de stable à négative, en raison notamment, des pressions sur les finances extérieures et la faible dynamique de réformes économiques enregistrées dans le pays.

Elle a cependant, maintenu la note attribuée aux émissions à long terme en devises étrangères de la Tunisie à «B+». Fitch Ratings a précisé la note de la Tunisie reflète une dette publique et extérieure élevée et croissante, de larges déficits jumeaux, une croissance économique modérée et une dynamique de réforme peu vigoureuse, dans un contexte de tensions sociales et politiques.

«La lenteur des réformes fiscales largement impopulaires et les hausses persistantes des salaires sont de nature à maintenir le décalage déjà important entre épargne et investissement. Le rebond des cours du pétrole et le resserrement des conditions de financement en dollars américains sur les marchés internationaux, augmentent les risques de dégradation des finances publiques et extérieures de la Tunisie.», a-t-elle expliqué. Et d’ajouter : « la révision de la perspective à négative reflète les pressions accrues sur les finances extérieures et la grande incertitude entourant la capacité du gouvernement à faire avancer les politiques requises pour réduire les déséquilibres macroéconomiques».

L’agence a d’autre part estimé que les transferts budgétaires destinés à combler le déficit de liquidité des caisses sociales vont se poursuivre, en raison du retard qu’accuse la réforme des retraites, tout en soulignant que les plans du gouvernement visant à réduire les effectifs dans la fonction publique par une politique d’embauche restrictive ne porteront leurs fruits qu’à moyen terme.

Fitch prévoit dans ce cadre que le déficit courant passera de 6% du PIB en 2017 à 5,6% en 2018, contre une prévision budgétaire de 4,5%. La dette publique devrait, quant à elle, progresser à un rythme plus lent que les années précédentes, atteignant 75% du PIB en 2019.

L’agence s’attend par ailleurs, à ce que la croissance du PIB atteigne 2,7% en moyenne par an en 2018 et en 2019 contre une moyenne 1,5% durant la période 2016-2017

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