Quatre accords pour 1,16 milliard de dollars
L’Arabie saoudite a signé le 20 août quatre accords pour développer de gigantesques systèmes de stockage d’électricité par batteries (BESS). L’investissement total dépasse 4,35 milliards de riyals saoudiens, soit environ 1,16 milliard de dollars. Ces contrats s’inscrivent dans la stratégie énergétique du royaume, qui cherche à sécuriser l’intégration de ses capacités solaires et éoliennes croissantes au réseau électrique national.
ENGIE décroche le projet d’Al-Khushaybi
Le groupe français ENGIE, associé à l’entreprise saoudienne Haji Abdullah Alireza & Co., a remporté le projet Al-Khushaybi, situé dans la région de Qassim. Les trois autres installations, baptisées Al-Muwyah, Haden et Al-Kahafa, ont été attribuées à un consortium réunissant Saudi Energy, ACWA Power et Al Sharif Contracting.
500 MW et quatre heures d’autonomie par site
Chacune des quatre installations affichera une puissance de 500 MW, disponible pendant quatre heures consécutives, soit une capacité de stockage de 2 000 MWh par site. Mises bout à bout, elles représenteront une capacité cumulée de 2 000 MW et 8 000 MWh. Ces batteries permettront de stocker l’électricité lorsque la production, notamment solaire, est abondante, puis de la restituer au réseau lorsque la demande augmente.
Une deuxième vague de six projets déjà lancée
Le royaume a d’ores et déjà lancé le processus d’appel d’offres pour six projets supplémentaires, qui représenteront 3 000 MW et 12 000 MWh de capacité additionnelle. Cette accélération traduit la volonté de Riyad de déployer rapidement une infrastructure de stockage à grande échelle.
Objectif : 50 % de renouvelables d’ici 2030
L’Arabie saoudite vise un mix électrique composé d’environ 50 % d’énergies renouvelables d’ici 2030, tout en réduisant le recours aux combustibles liquides pour produire son électricité. Le développement du stockage par batteries constitue un maillon clé pour absorber l’intermittence des énergies renouvelables et atteindre cet objectif.
