Les Bourses européennes clôturent le mois de mai dans le rouge

Date:

Les Bourses européennes ont fini en baisse mercredi, les préoccupations sur l’évolution de l’économie chinoise et la prudence sur le dossier de la dette américaine ayant pesé sur la tendance pour la dernière séance du mois.

À Paris, le CAC 40 a perdu 1,54% à 7.098,7 points. Le Footsie britannique a cédé 0,98% et le Dax allemand 1,54%.

L’indice EuroStoxx 50 a reculé de 1,71%, le FTSEurofirst 300 de 1,13% et le Stoxx 600 de 1,07%.

Le mois de mai se solde par un recul de 5,24% pour le CAC 40, sa première baisse hebdomadaire depuis décembre, et de 3,23% pour le Stoxx 600.

Le début de journée en Europe a été miné par les mauvais chiffres des indices PMI chinois, en particulier dans l’industrie où l’activité s’est contractée plus que prévu en mai.

Les préoccupations sur le manque de dynamisme de l’économie chinoise malgré la fin de l’épidémie de COVID-19 ont logiquement plombé les places boursières du pays. L’indice Hang Seng à Hong Kong, en perdant près de 2%, frôle le « bear market », soit une baisse supérieure à 20% par rapport à son pic de janvier.

Aux Etats-Unis, le dossier du plafond de la dette publique continue de faire parler. L’accord négocié par le président Joe Biden et le « speaker » de la Chambre des représentants Kevin McCarthy a franchi un obstacle important mardi soir, en obtenant le feu vert d’une commission parlementaire pour un débat en séance sur l’ensemble du texte.

Un vote à la chambre basse pour son adoption est attendu ce mercredi.

« Il y a un très faible risque d’un problème ce soir (…) mais tant que le document final n’est pas signé sur le bureau du président Joe Biden, de l’appréhension n’est pas anormale », a déclaré Ryan Detrick, stratège en chef chez Carson Group.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street perdait de 0,7% à 0,9%.

TAUX
Après l’annonce mardi d’un ralentissement de l’inflation espagnole, les données du jour ont montré une modération plus importante que prévu de la hausse des prix à la consommation en France et en Allemagne.

Pour les stratèges, comme Carl Hammer chez SEB, l’accalmie des tensions inflationnistes dans plusieurs pays de la zone euro pourrait amener la Banque centrale européenne à tempérer la remontée de ses taux dans les prochains mois.

Ainsi, les rendements obligataires ont nettement reculé: celui du dix ans allemand a perdu près de sept points de base 2,272% et son équivalent français a fini autour de 2,85%.

Le marché américain suit le mouvement et le rendement des Treasuries à dix ans recule de quatre points de base à 3,656%.

CHANGES
L’euro, à 1,0655 dollar, baisse à son plus bas niveau depuis le 20 mars. L’indice dollar, qui mesure les variations du billet vert face à un panier de devises, gagne 0,26%.

Le dollar a amplifié son avance après l’annonce par le département du Travail d’une augmentation plus importante qu’attendu du nombre d’offres d’emploi en avril, un signe de résilience du marché du travail américain qui pourrait contraindre la Réserve fédérale à augmenter davantage ses taux d’intérêt en juin.

Les traders estiment à près de 70% la probabilité d’un hausse de taux d’un quart de point dans deux semaines.

VALEURS
En Bourse, tous les grands secteurs européens ont reculé. L’indice Stoxx de l’automobile (-2,47%), un secteur très exposé à la Chine, a accusé la plus forte baisse.

A Paris, Renault a perdu 4,31% et Stellantis 3,47%.

Capgemini (+6,82%) a fini en tête du SBF 120 après avoir annoncé l’extension d’un partenariat avec Google Cloud dans le domaine plus que jamais en vogue de l’intelligence artificielle.

PÉTROLE
Les inquiétudes liées à la demande chinoise et la vigueur du dollar affectent le marché du pétrole où le Brent recule de 1,02% à 72,79 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) de 0,71% à 68,97 dollars.

Partager l'article:

Articles Recents

S'abonner

VIDÉOS SPONSORISÉES
VIDÉOS SPONSORISÉES

00:00:30

OPPO Reno12 : L’Alliance Parfaite entre Design, Intelligence Artificielle et Performance

Les séries Reno12 d'OPPO marquent une avancée significative dans le domaine de la photographie mobile grâce à l'intégration poussée de l'intelligence artificielle.
00:02:15

Abdelaziz Makhloufi, PDG de Cho Group, met en lumière l’excellence de l’huile d’olive tunisienne sur BFM Business

Fort de son expertise reconnue dans le secteur oléicole, Abdelaziz Makhloufi, Président-directeur général du groupe Cho, a saisi l'opportunité de l'émission BFM Business pour promouvoir l'huile d'olive tunisienne à l'échelle internationale.
00:00:32

Lancement du nouveau Huawei Nova Y61

Huawei Consumer Business Group annonce le lancement du HUAWEI nova Y61, le plus récent smartphone de la série HUAWEI nova Y.

CONTENUS SPONSORISÉS
CONTENUS SPONSORISÉS

France-Allemagne : la même croissance au T2, deux économies qui n’ont rien en commun

0,2 % partout, mais rien de commun : la France doit son rebond à ses ménages et à l'aéronautique, l'Allemagne à ses seules exportations. Le détail des chiffres INSEE et Destatis révèle deux économies en réalité très éloignées.

Xiaomi lance ses SUV SkyNomad pour reconquérir le marché familial des véhicules électriques

Avec les SUV N90 Max et N70 Max, Xiaomi mise sur l'autonomie prolongée pour séduire les familles chinoises, dans un marché où la demande ralentit. Les livraisons sont prévues pour septembre, à des prix inférieurs à ceux de Tesla.

Big Tech : 170 milliards de dollars dépensés en IA en un trimestre, la trésorerie vire au rouge

Les quatre géants américains de la tech doivent investir 1 500 milliards de dollars en centres de données d'ici fin 2027. Amazon et Google affichent déjà un flux de trésorerie disponible négatif.

Décarbonation de l’UE : ce que l’urgence de Bruxelles change pour les exportateurs tunisiens

Entre mécanisme carbone aux frontières, quête européenne de matières premières critiques et pénurie de compétences vertes, la course à la décarbonation de l'UE ouvre autant de risques que d'opportunités pour la Tunisie.

A lire également
A lire également

France-Allemagne : la même croissance au T2, deux économies qui n’ont rien en commun

0,2 % partout, mais rien de commun : la France doit son rebond à ses ménages et à l'aéronautique, l'Allemagne à ses seules exportations. Le détail des chiffres INSEE et Destatis révèle deux économies en réalité très éloignées.

Europe-Golfe : la nouvelle donne géopolitique au-delà du pétrole

Fonds souverains, droit de veto industriel, infrastructures critiques cédées, diplomatie du sport : comment le Golfe transforme sa puissance financière en influence structurelle sur l'Europe.

Dette publique en Europe : le FMI redoute une trajectoire « explosive » d’ici 2040

Selon le FMI, la dette publique en Europe pourrait doubler d'ici 2040 pour atteindre 130 % du PIB. Royaume-Uni, France et Belgique sont particulièrement exposés à cette trajectoire budgétaire jugée insoutenable.

Siemens Energy change de nom pour Omterra et coupe les liens avec Siemens AG

Siemens Energy annonce le rebranding de ses activités et de Siemens Gamesa sous le nom Omterra, rompant le dernier lien de marque avec Siemens AG et générant une économie annuelle sur les redevances de licence.

Russie : le déficit budgétaire explose à 75 milliards de dollars au premier semestre 2026

Malgré des exportations pétrolières au plus haut depuis le début de l'invasion de l'Ukraine, la chute du prix du brut Oural prive Moscou de recettes essentielles, creusant un déficit déjà supérieur de 51 % à l'objectif annuel fixé par le gouvernement.

Dette publique française 2026 : 3 536 Md€, 117,5% du PIB, l’alerte de l’OCDE

3 536 Md€, 117,5% du PIB : la dette publique française atteint un niveau qui interroge désormais épargnants, investisseurs et marchés obligataires sur la soutenabilité budgétaire du pays.

Budget européen 2028-2034 : l’Allemagne réclame une coupe de 400 milliards d’euros

L’Allemagne pousse à une coupe de 400 milliards d’euros du budget européen 2028-2034, jugé inabordable, tandis que son budget de défense atteint 108 milliards d’euros en 2026.

Gaz en Europe : les stocks hivernaux au plus bas depuis 15 ans

Stocks au plus bas, approvisionnement perturbé par le conflit américano-iranien, interdiction imminente du GNL russe : l'Europe aborde l'hiver 2026-2027 dans une position de vulnérabilité énergétique. Les analystes de Goldman Sachs, Wood Mackenzie et Argus Media tirent la sonnette d'alarme.