Les Bourses européennes terminent dans le vert après la Banque d’Angleterre

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Les Bourses européennes ont terminé en hausse mercredi et Wall Street évoluait également dans le vert à la mi-séance, la baisse des rendements obligataires à la suite de l’intervention de la Banque d’Angleterre ayant pris le pas sur les inquiétudes liées à une dégradation de la conjoncture économique et aux derniers développements de la crise de l’énergie en Europe.

À Paris, le CAC 40 a fini sur un gain de 0,19% à 5.765,01 points. Le Dax allemand a avancé de 0,36% et le Footsie britannique a gagné 0,3%.

L’indice EuroStoxx 50 a progressé de 0,2%, le FTSEurofirst 300 de 0,32% et le Stoxx 600 de 0,3%.

La Banque d’Angleterre (BoE) a annoncé mercredi qu’elle achèterait autant d’obligations britanniques que nécessaire au cours des deux prochaines semaines pour stabiliser les marchés financiers, une intervention en urgence décidée après la chute des cours des emprunts d’Etat et de la livre sterling provoquée par la présentation des projets budgétaires du gouvernement.

Cette annonce a provoqué une forte demande pour les obligations souveraines de référence, ce qui a fait monter leurs prix et baisser leurs rendements après plusieurs séances de hausse ininterrompue qui ont porté le taux du Bund allemand à dix ans à un sommet de 11 ans et celui de son équivalent américain à un plus haut de 12 ans et demi.

« La Banque d’Angleterre rétablit un peu de calme sur les marchés. Enfin, il y a une banque centrale qui va dans la bonne direction », commenté Carlo Franchini, directeur de la clientèle institutionnelle chez Banca Ifigest.

Les gains sur les marchés d’actions ont cependant été limités par les déclarations de plusieurs des responsables de la Banque centrale européenne (BCE) qui prévoient une nouvelle hausse de 75 points de base du coût du crédit en octobre, tandis que côté inflation, les fuites sur les gazoducs Nord Stream 1 et 2 en mer Baltique ravivent de nouvelles inquiétudes, l’Europe promettant une « réponse forte et unie » si un sabotage était avéré..

VALEURS EN EUROPE

Sur le Stoxx 600 la tendance positive a été tirée par les secteurs défensifs comme ceux de la santé (+1,91%) et de l’immobilier (+3,55%), tandis que de l’autre côté du spectre la banque (-2,31%) a accusé l’une des plus fortes baisses.

Sanofi, porté par ses prévisions sur les effets de change, a gagné 1,63%, tandis que le groupe suisse Roche, en hausse de 4,11%, a profité des annonces favorables de Biogen et Eisai sur leur traitement expérimental contre la maladie d’Alzheimer.

La marque de luxe britannique Burberry a avancé de 5,46% après l’annonce de la nomination de Daniel Lee au poste de directeur de la création, en remplacement de Riccardo Tisci.

Côté baisse, les groupes de semi-conducteurs européens STMicroelectronics(-2,56%), ASML (-0,51%), Infineon (-0,6%) et ASM International (-0,51%) ont pâti d’une information de presse selon laquelle Apple renonce à augmenter sa production d’iPhone.

A WALL STREET

Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones avance de 1,2%, le Standard & Poor’s 500 de 1,33% et le Nasdaq de 1,29 %.

L’indice CBOE de la volatilité reflue de 3,80% à 31,36 points après avoir touché en séance un sommet depuis le 13 juin au-dessus de 34 points.

Tous les principaux secteurs du S&P-500 sont dans le vert, à l’exception celui des nouvelles technologies, qui abandonne 0,12%.

Apple reflue de 2,98%, le groupe ayant, selon l’agence Bloomberg, renoncé à son projet d’augmenter la production de ses nouveaux iPhone, les anticipations sur la demande ne s’étant pas concrétisées. Son fournisseurs Qualcomm cède 0,23%.

Côté hausse, Biogen s’envole de 38,35% à la faveur de résultats positifs sur un traitement expérimental contre la maladie d’Alzheimer, entraînant dans son sillage son concurrent Eli Lilly, qui prend 8,75%.

LES INDICATEURS DU JOUR

La confiance des ménages en France s’est repliée plus fortement que prévu en septembre selon l’Insee, tandis que l’enquête Gfk en Allemagne montre que le moral des consommateurs devrait encore chuter en octobre pour le quatrième mois consécutif en raison d’une inflation élevée et de la flambée des coûts de l’énergie.

CHANGES

A la clôture des Bourses européennes, la livre sterling, soutenu par les annonces de la Banque d’Angleterre, avance de 0,78% à 1,082 dollar. La monnaie britannique est cependant volatile avec un pic en séance à 1,084 dollar et un plus bas à 1,0539 dollar, les cambistes tentant de digérer la portée de l’intervention de la BoE.

Le dollar abandonne 0,57% après être monté en séance à un nouveau plus haut de 20 ans face à un panier de devises de référence.

L’euro, en hausse de 0,87%, se traite à 0,9675 dollar mais les derniers développements de la crise du gaz en Europe limitent ses gains.

TAUX

Les rendements obligataires en Europe ont fini en forte baisse: celui du Bund allemand à dix ans a chuté de plus de 11 points de base à 2,140% et celui à deux ans a cédé près de 14 points à 1,851%.

Le rendement du Gilt britannique à dix ans a reflué de près de 50 points de base à 4,02%.

« Nous pensons que les achats (de la BoE) devraient durer et dureront plus longtemps que les deux premières semaines (prévues). Cela restaurerait la confiance du marché », écrivent dans une note les analystes d’ING.

Aux Etats-Unis, le rendement des bons du Trésor américain à dix ans recule également, de 19 points de base à 3,77%. Le deux ans abandonne 17 points à 4,13%.

PÉTROLE

Les cours pétroliers repartent nettement à la hausse en fin de séance en Europe à la suite de baisses inattendues des stocks américains de brut et de carburant, ce qui compense la pression à la baisse exercée par la vigueur continue du dollar.

Le baril de Brent gagne 2,6% à 88,51 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 3,44% à 81,20 dollars.

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