dimanche, septembre 20, 2020

Zone euro : combien de temps le reste de l’économie sera-t-il épargné par la morosité persistante du secteur manufacturier ?

Dans la même catégorie

Les principales Bourses européennes dans le rouge pour finir la semaine, les banques et les transports pèsent

Les principales Bourses européennes ont terminé la séance de vendredi dans le rouge, pénalisées notamment par les banques et...

Caixabank crée la plus grande banque d’Espagne en rachetant Bankia

Caixabank a annoncé vendredi l’acquisition de Bankia, contrôlée par l’Etat espagnol depuis son sauvetage en 2012, pour 4,3 milliards...

PSA-FCA: Clause d’incessibilité de six mois sur les actions Faurecia

Fiat Chrysler Automobiles et PSA ont annoncé jeudi dans un communiqué qu’à leur demande, les actionnaires EXOR, EFP/FFP, Bpifrance...

La Banque d’Angleterre (BoE) évoque une reprise mais envisage un recours aux taux négatifs

La Banque d'Angleterre (BoE) a déclaré jeudi que l'économie britannique avait enregistré des performances supérieures aux attentes ces dernières...

Les Bourses européennes ont terminé dans le rouge, la reprise suscite le doute

Les Bourses européennes ont terminé en baisse jeudi, les doutes sur la solidité de la reprise économique ayant repris...

Selon Mario Draghi, la question-clé est de savoir combien de temps les autres secteurs de l’économie seront épargnés par le ralentissement de l’industrie manufacturière, L’indice des directeurs d’achat du secteur manufacturier et celui des services sont historiquement très corrélés, signe, entre autres choses, du rôle important de ces derniers dans la chaîne de valeur de l’industrie manufacturière, La résilience du secteur des services dans la zone euro dépendra en très grande partie de l’évolution de la situation en Allemagne où l’écart entre les PMI des deux secteurs est anormalement élevé.

« La principale question est la suivante : combien de temps le reste de l’économie sera-t-il épargné par la morosité persistante du secteur manufacturier ?
i » La réponse à la question posée par Mario Draghi lors de sa récente conférence de presse est importante non seulement pour les décisions à venir du Conseil des gouverneurs, mais également pour le comportement à terme des entreprises et des ménages en matière de dépenses. À en juger par les indices des directeurs d’achat, l’industrie manufacturière et les services ont historiquement tendance à évoluer de concert, à l’exception du premier semestre 2005 et de ces derniers mois durant lesquels un écart s’est creusé entre les deux secteurs. Le commentaire du Président de la BCE fait suite à ce constat.

Qu’est-ce qui explique cette corrélation en général élevée ? L’une des raisons tient à la cause du ralentissement. Lorsque le choc est mondial, comme en 2008-2009, ou à l’échelle d’une région économique ou d’un pays, comme la crise de la dette souveraine dans la zone euro en 2011-2012, il est normal de s’attendre à ce que le secteur manufacturier et les services pâtissent simultanément de la baisse de la confiance, du revenu, de l’accès au financement, etc.

Lorsque le choc est spécifique à un secteur, ce qui est dans une large mesure le cas depuis le début de 2018, l’ampleur de l’effet de contagion de l’industrie manufacturière aux services dépend du degré d’interdépendance entre les deux secteurs. Dans une étude réalisée  en 2014, l’European Consortium for Sustainable Industrial Policy (ECSIP)

ii faisait remarquer que « comme les services sont utilisés dans les processus de production manufacturière, la valeur d’un produit manufacturier fini comprend directement et indirectement la valeur ajoutée créée dans une large mesure par le secteur des services ». Sur la base des données de 2011, dans l’UE-27, « les services représentent un peu moins de 40 % de la valeur d’un produit manufacturier fini »

iii. Conséquence directe : un repli de la demande pour les produits manufacturiers a un impact considérable sur l’ensemble de la chaîne de valeur et, par conséquent, sur les services.

Les effets de confiance peuvent également jouer un rôle : face à la situation très difficile de l’industrie manufacturière, en l’absence de perspective d’amélioration, les entreprises du secteur des services peuvent finir par avoir des craintes concernant les perspectives de leur propre activité. De telles préoccupations peuvent impacter leurs plans de recrutement et d’investissement.

Pour explorer ces relations, les graphiques suivants illustrent, sur l’axe des abscisses, la variation sur 12 mois du PMI manufacturier et, sur l’axe des ordonnées, la variation équivalente pour les services. En France, en Italie et en Espagne, les corrélations sont très élevées, tandis qu’elles le sont moins en Allemagne. Dans ce pays, la pente de la courbe de régression est également moins accentuée, indiquant que les services sont plus à l’abri des évolutions du secteur manufacturier ou qu’ils dépendent d’autres facteurs. Le plus frappant, cependant, est l’importance de la divergence entre les dernières données relatives à la variation sur 12 mois du PMI des services allemand et ce à quoi on pourrait s’attendre en raison de la relation
historique entre les deux secteurs et de la forte baisse du PMI manufacturier. Cette anomalie devrait normalement se corriger d’ellemême sous l’effet d’un rebond du secteur manufacturier, d’un repli significatif des services ou d’une combinaison des deux. Compte-tenu de la forte corrélation entre les deux indices dans les autres pays, il est important, au moment d’étudier la résilience des services de la zone euro à la mauvaise passe observée dans l’industrie manufacturière, de centrer l’analyse sur l’Allemagne. À l’évidence, l’absence de redressement du sentiment dans le secteur manufacturier pourrait finir par entamer la confiance, non seulement en Allemagne, mais aussi, compte tenu du poids de ce pays, dans le reste de la zone euro.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Articles récents

GAT ASSURANCES plébiscite ses 100 meilleurs conducteurs, par l’octroi à chacun d’une carte carburant AGIL d’une valeur de 500 DT

Toujours innovante et socialement responsable par ses actions en faveur de la Prévention Routière, GAT ASSURANCES, partenaire officielle de...

Les principales Bourses européennes dans le rouge pour finir la semaine, les banques et les transports pèsent

Les principales Bourses européennes ont terminé la séance de vendredi dans le rouge, pénalisées notamment par les banques et le secteur des transports et...

La Bourse de Tunis clôture la semaine du 14 Septembre en territoire négatif

Le Tunindex recule de 0,26% pour finir à 6 881,57 points. Le Tunindex 20 perd 0,40% à 2 996,74 points, Le volume drainé courant...

La Bourse de New York clôture en baisse, 3e semaine de repli pour le Nasdaq et le S&P 500

Entre prises de bénéfices et remontée des inquiétudes relatives à la pandémie de coronavirus, la Bourse de New York a fini dans le rouge...

Caixabank crée la plus grande banque d’Espagne en rachetant Bankia

Caixabank a annoncé vendredi l’acquisition de Bankia, contrôlée par l’Etat espagnol depuis son sauvetage en 2012, pour 4,3 milliards d’euros dans le cadre d’une...

Dans la même catégorie