20 milliards d’euros de nouveaux projets pour réindustrialiser la France

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La 8e édition du sommet « Choose France », organisée à Versailles, annonce un record de 37 milliards d’euros d’investissements, dont 20 milliards pour de nouveaux projets industriels et numériques. Une démonstration de l’attractivité économique française sur fond de concurrence mondiale.

Le sommet international Choose France 2025, qui s’ouvre ce lundi au Château de Versailles, marque un tournant pour l’économie française avec 20 milliards d’euros de nouveaux investissements. Ces projets, entièrement inédits, concernent des secteurs stratégiques tels que l’économie circulaire, les terres rares, la mobilité durable, le numérique, le tourisme et la logistique. L’Élysée souligne que cet événement traduit la vitalité de la politique d’attractivité et de réindustrialisation de la France.

Amazon, Revolut, Prologis : les poids lourds répondent présents

Plusieurs géants mondiaux ont confirmé leur engagement envers l’économie française. Amazon, déjà implanté en France depuis 25 ans avec plus de 25 milliards d’euros investis, prévoit 300 millions d’euros supplémentaires en 2025, accompagnés de la création de 1 500 emplois.

La néobanque britannique Revolut a quant à elle annoncé un plan d’investissement d’un milliard d’euros sur trois ans. Elle souhaite également obtenir un agrément en tant qu’établissement de crédit en France.

Le groupe Prologis, spécialiste américain de la logistique, a prévu d’investir 6,4 milliards d’euros dans quatre centres de données en Île-de-France, confirmant ainsi l’importance croissante des infrastructures numériques.

D’autres entreprises, comme MGX (Émirats arabes unis) et Less Common Metals Limited (Royaume-Uni), sont également attendues pour des projets dans le secteur des terres rares. Schneider Electric prévoit de son côté 110 millions d’euros pour moderniser ses sites de production français.

Choose France : un sommet stratégique face à la concurrence mondiale

En parallèle des 20 milliards d’euros de projets inédits, 17 milliards d’euros d’investissements localisés, déjà annoncés lors du sommet sur l’intelligence artificielle de février à Paris, sont également confirmés. Au total, 37 milliards d’euros d’investissements étrangers sont donc attendus.
« C’est un record », a affirmé Eric Lombard, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et économique, sur RTL. Il a insisté sur le fait que ces chiffres montrent la capacité offensive de la France à attirer les capitaux dans un contexte de compétition mondiale.

Des investissements malgré les tensions sur l’emploi industriel

Alors que l’industrie française est confrontée à une vague de suppressions d’emplois, le gouvernement présente le sommet Choose France comme un levier de relance industrielle. « Ce sommet participe au redéploiement de la puissance industrielle française », a défendu Eric Lombard. Ce positionnement vise à rassurer alors que de nombreuses restructurations marquent l’actualité économique.

La France en tête des pays européens en matière d’attractivité

D’après l’European Investment Monitor (EY), la France reste le premier pays européen en matière d’attractivité pour les investissements internationaux pour la sixième année consécutive. Cette performance est saluée par les conseillers d’Emmanuel Macron comme un signal fort de la réussite des politiques économiques menées depuis 2017.
Cependant, l’étude EY note également une baisse du nombre de projets d’investissement en Europe pour la deuxième année consécutive. À l’inverse, les États-Unis enregistrent une progression de 20 %, boostée par le programme IRA (Inflation Reduction Act) de Joe Biden et les annonces pro-entreprises de Donald Trump.

Sanofi investit massivement aux États-Unis, mais reste actif en France

Enfin, le groupe pharmaceutique Sanofi a récemment annoncé un plan massif de 20 milliards de dollars (17,88 milliards d’euros) d’investissements aux États-Unis d’ici 2030. Ces fonds seront principalement dédiés à la recherche et au développement ainsi qu’à l’augmentation des capacités de production. Interrogé à ce sujet, Eric Lombard a assuré que Sanofi continuerait à investir fortement en France, sans en dévoiler davantage, laissant à l’entreprise le soin d’annoncer ses prochains projets.

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