L’Europe boursière finit en ordre dispersé, le CAC porté par Airbus

Les Bourses européennes ont fini dans le désordre jeudi après la publication de solides statistiques américaines mais la baisse de Bayer et des valeurs liées à l’énergie ont pesé respectivement à Francfort et à Londres.

À Paris, le CAC 40 a gagné 0,69% à 6.435,71 points, un plus haut en clôture depuis novembre 2000, porté par les prévisions d’Airbus.

Le Footsie britannique a perdu 0,24% et le Dax allemand a cédé 0,28%, pénalisé par le nouveau revers judiciaire de Bayer sur le Roundup.

L’indice EuroStoxx 50 a avancé de 0,19%, le FTSEurofirst 300 de 0,21% et le Stoxx 600 de 0,27%.

Ce dernier a inscrit un record en séance, pour la deuxième fois de la semaine, après la publication d’un nouveau recul des inscriptions au chômage aux Etats-Unis, revenues à 406.000, au plus bas depuis le début de la pandémie en mars 2020.

La croissance du PIB américain, elle, s’est accélérée au premier trimestre pour atteindre l’un de ses plus hauts niveaux de ces 20 dernières années avec une progression de 6,4% en rythme annualisé, un chiffre inchangé par rapport à la première estimation.

Les investisseurs suivront avec attention vendredi l’indice des prix à la consommation mesuré par les dépenses aux Etats-Unis (PCE) pour déterminer si les pressions inflationnistes sont durables ou bien passagères comme le répète la Fed et la secrétaire d’Etat au Trésor encore ce jeudi.

Au moment de la clôture en Europe, les trois principaux indices de la Bourse de New York prenaient de 0,2% à 0,4%.

VALEURS
La hausse des cours des métaux de base favorise le secteur des matières premières, dont l’indice Stoxx a pris 3,01%, la plus forte hausse sectorielle du jour.

A l’inverse, le repli du pétrole pendant quasiment toute la séance a pesé sur le compartiment de l’énergie (-0,46%) .

En tête du Stoxx 600, Airbus a gagné 9,22%, sa plus forte progression journalière depuis le 9 novembre, après avoir annoncé un relèvement de ses objectifs de production.

Dans son sillage, Safran a avancé de 3,69% et à Wall Street, son rival Boeing prenait la tête du Dow Jones (+3,25%).

A la baisse, Bayer a cédé 5,04% au lendemain du rejet par un juge américain de sa proposition de règlement amiable d’une procédure en nom collectif visant l’herbicide Roundup aux Etats-Unis.

Puma a perdu 0,64% après la cession de 5,9% de son capital par le français Kering (+0,11%), qui poursuit ainsi son désengagement et n’en détient plus que 4%.

CHANGES
Sur le marché des changes, le dollar est en léger repli contre un panier de devises internationales et l’euro évolue autour de 1,22 dollar.

La livre sterling avance d’environ 0,4% face au dollar et à l’euro après qu’un membre de la Banque d’Angleterre (BoE) a déclaré qu’il était très probable que la BoE commence à relever ses taux d’intérêt à un stade avancé de l’an prochain mais qu’elle pourrait agir plus vite si le rebond de l’économie était plus rapide que prévu.

Le yuan accentue sa progression pour atteindre un pic de trois ans face au dollar au lendemain du relèvement de son cours pivot par la banque centrale chinoise..

TAUX
Les rendements des emprunts d’Etat américains montent, soutenus par un article du New York Times selon lequel Joe Biden présentera vendredi un projet de budget prévoyant 6.000 milliards de dollars (4.925 milliards d’euros) de dépenses, ce qui pourrait être du jamais depuis la Deuxième Guerre mondiale selon les analystes.

Celui à 10 ans gagne plus de quatre points de base à 1,6165%.

Son équivalent allemand a pris plus de trois points à -0,172%.

PÉTROLE
Les bonnes statistiques américaines portent le marché du pétrole où le Brent prend 0,33% à 69,1 dollars et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) 0,54% à 66,57 dollars.

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