La Bundesbank convoque une réunion de crise pour évaluer l’impact de SVB

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La banque centrale allemande, la Bundesbank, a convoqué lundi une réunion de crise pour évaluer les possibles effets de l’effondrement de la banque américaine Silicon Valley Bank (SVB) sur son marché domestique alors que la Banque centrale européenne (BCE), pour le moment, n’a rien prévu en ce sens.

Piégée par le relèvement accéléré des taux d’intérêt aux Etats-Unis, SVB Financial Group, qui opère sous le nom de SVB, s’est effondré en Bourse la semaine dernière après une augmentation surprise de capital destinée à combler une perte de 1,8 milliard de dollars, consécutive à la cession d’un portefeuille obligataire.

Cela a conduit les autorités américaines à mettre en place des mesures d’urgence pour restaurer la confiance dans leur système bancaire, avec notamment l’annonce par la Réserve fédérale américaine (Fed) d’un nouveau programme de financement bancaire destiné aux établissements qui feraient face à des retraits de dépôts de clients.

Sans attendre une éventuelle décision de la BCE, un porte-parole de la Bundesbank a déclaré que la banque centrale allemande avait choisi de réunir son équipe de crise pour évaluer les retombées au niveau des banques allemandes et sur les marchés financiers alors que des établissements comme Commerzbank et Deutsche Bank chutaient lundi en matinée respectivement de 9,6% et de 5,3% avec un plongeon du secteur bancaire européen de 5,01%.

Créée lors de la dernière crise financière de 2008, l’équipe de crise de Bundesbank est chargée d’informer le conseil de la Bundesbank et de proposer des recommandations mais elle n’a pas le pouvoir de décisions.

En zone euro, les décisions sont prises par les superviseurs nationaux pour les petites banques et par le conseil de supervision de la BCE pour les grandes banques.

Une source au sein du conseil de supervision de la BCE a déclaré lundi à Reuters que ce conseil n’avait jusqu’ici tenu aucune réunion d’urgence et ne prévoyait pas d’en convoquer une, la prochaine réunion restant fixée aux 23 et 24 mars.

Aucune communication de ce conseil ni du Conseil des gouverneurs de la BCE, qui est responsable de la politique monétaire du bloc, n’est en outre prévue.

Sollicités, le porte-parole de la BCE n’a souhaité faire aucun commentaire, tandis que celui de la Banque de France a déclaré qu’aucune réunion de crise n’était en cours.

La source au sein du conseil de supervision de la BCE a ajouté que les banques de la zone euro étaient en général bien financées et s’étaient prémunies du risque d’un relèvement accéléré des taux en transférant les actifs de leurs portefeuilles de trading vers leurs portefeuilles « à conserver jusqu’à l’échéance ».

Il a également noté que les banques de la zone euro avaient en général une combinaison d’actifs plus équilibrés que Silicon Valley Bank, spécialisé dans des prêts aux start-up technologiques, jugés plus risqués.

Selon la source, il n’y a pour le moment aucune conséquence directe de l’effondrement de SVB sur les banques de la zone euro, mais cela pourrait changer si les effets aux Etats-Unis s’étendent aux grandes banques.

La BaFin, l’autorité allemande de régulation financière qui supervise les banques allemandes en coopération avec la Bundesbank, a annoncé qu’elle imposerait un moratoire à la branche allemande de SVB à la suite de l’effondrement de sa maison mère.

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